ING ferme plus de quarante agences bancaires aux Pays-Bas

Ralph Hamers, ceo d'ING
La banque ING vient d’annoncer la fermeture de plusieurs agences dans son pays d’origine : les Pays-Bas. Cette accélération de la numérisation de la banque néerlandaise risque-t-elle d’avoir un impact sur les autres établissements bancaires ?

La crise sanitaire, responsable ?

C’est officiel. La banque néerlandaise ING est actuellement en train de fermer des agences aux Pays-Bas et différents points de ventes présents dans des zones commerciales. En effet, près d’un quart des agences ING ne rouvriront pas (le nombre d’agences présent sur le territoire néerlandais passe alors de 170 à 128 soit une suppression de 42 points physiques).

Quant aux points de ventes présents dans des zones commerciales, 41 sont supprimés par ING. En revanche, la banque originaire des Pays-Bas indique que les emplois ne sont pas pour autant menacés, car les 150 employés des agences fermées seraient redirigés vers d’autres points de ventes et agences dans le pays.

Agence d'ING
© corporatenews.lu

À en croire ING, la crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 aurait joué un rôle d’accélérateur de la numérisation de la banque néerlandaise. Que la Belgique se rassure, aucune fermeture d’agences n’est prévue à ce jour. Ces suppressions ne concernent, pour l’instant, que les agences basées aux Pays-Bas.

Quelles sont les agences concernées par la fermeture ?

Actuellement, aucune information n’a été communiquée par ING sur les 42 agences et les 41 points de ventes concernés par cette suppression. Il ne s’agit pas d’une conséquence directe de la crise sanitaire, puisqu’elle celle-ci aurait simplement accéléré le processus. Les agences fermées pourraient être celles désertées par les clients, selon la presse locale.

En effet, les clients sont de plus en plus nombreux à utiliser leur espace client en ligne et les outils web mis à disposition par la banque pour réaliser l’ensemble de leurs opérations courantes. En cas de besoin, ils peuvent également être assistés par des conseillers ING par téléphone ou via le service client en ligne. Conséquences ?

Ils sont maintenant peu à se rendre en agence pour effectuer des opérations de la vie quotidienne comme l’émission d’un virement par exemple. Selon la Présidence d’ING aux Pays-Bas, certaines agences sont visités par « deux à trois clients par heure ».

Doit-on s’attendre à une accélération de la numérisation des autres banques ?

La fermeture des agences ING aux Pays-Bas pose question. Les autres banques vont-elles suivre cet exemple ? Il y a fort à parier que les certaines banques traditionnelles en Europe abandonneront progressivement certaines agences physiques afin de privilégier leurs services numériques pendant que d’autres, à l’image des agences de la Caisse d’Épargne Bretagne et Pays de la Loire, souhaitent réinventer leur modèle en remplaçant leurs employés par des agents indépendants.

Du côté des banques mobiles, certaines ne souhaitent pas suivre le modèle du 100% digital en proposant à ses clients un point de vente physique et une interface numérique à partir de laquelle ils peuvent effectuer l’ensemble de leurs opérations courantes et assurer la gestion de leur carte de paiement.

On retrouve cette forme hybride chez la néo-banque de BNP Paribas : Nickel. En effet, la banque mobile française met à disposition de ses clients une application et un site web à partir duquel ils peuvent avoir recours à un certain nombre de services, mais également des points de vente physiques grâce à la mise en place de partenariat avec des bureaux de tabac. Dans ces points de vente, les clients de Nickel peuvent ouvrir un compte en quelques minutes et y déposer des espèces. Résultat : le succès est au rendez-vous avec plus de 30 000 comptes ouverts en juin dernier.

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