Crise sanitaire : quelle est valeur boursière des banques européennes ?

Crise sanitaire et les valeurs boursières
Les valeurs boursières des banques européennes ont connu quelques bouleversements par rapport à l’année 2019. La crise sanitaire, résultat de la propagation du nouveau coronarivus, a changé la donne et certains établissements bancaires côtés ont perdu plusieurs milliards d’euros. On fait le point sur la situation.

BNP Paribas gravit les échelons

La crise sanitaire provoquée par la pandémie de Covid-19 a bouleversé l’ensemble des secteurs en Europe, mais également celui de la valeur boursière des banques européennes. En effet, le classement des grandes banques du vieux continent a subi quelques changements par rapport à la fin de l’année 2019.

BNP Paribas a réussi à changer la donne en passant devant la banque espagnole Santander, ce qui fait du groupe bancaire français le premier de la zone euro avec une valeur boursière de 45,5 milliards d’euros au 8 juillet. Au niveau européen, la banque basée au Royaume uni HSBC occupe la première place avec une valeur boursière de 87 milliards d’euros.

BNP Paribas
@ group.bnpparibas

Néanmoins, ce nouveau classement ne signifie pas pour autant que BNP Paribas n’a pas perdu de sa valeur suite à la crise sanitaire. En effet, au 31 décembre 2019, sa valeur boursière atteignait les 66 milliards d’euros, soit une perte de 32% en un peu plus de six mois. Quant à la banque espagnole Santander, on observe une chute de plus de 40% de sa valeur.

Pendant que la majorité des banques européennes affichait une perte de leur valeur boursière, la banque allemande Deutsche Bank affiche une hausse de 20% par rapport au 31 décembre 2019. En effet, sa valeur passe de 14,3 milliards d’euros à 18 milliards d’euros.

Un océan d’incertitudes

Actuellement, les investisseurs montrent des signes d’inquiétudes face à la crise actuelle. En effet, des banques comme Santander sont durement touchées, car elles dépendent en partie de son activité en Amérique-du-Sud. En effet, des pays comme le Brésil ou le Mexique sont durement touchés par la crise actuelle avec une explosion des nouvelles contaminations au nouveau coronavirus.

De plus, Santander compte chaque année sur le tourisme pour renflouer les caisses, mais cette année les voyageurs seront bien moins nombreux que les autres années. En effet, l’Espagne a mis en place des confinements locaux par mesures de précaution et n’ont pas rouvert leurs frontières avec certains pays. Pour l’instant, les investisseurs souhaitent rester prudents tant que la banque espagnole n’aura pas communiqué  « ses prévisions du coût du risque sur l’ensemble de l’année 2020 » selon le Crédit Suisse.

Quant à la BNP Paribas, la banque française se veut rassurante vis à vis des investisseurs. En effet, selon certains acteurs du secteur, la crise a été maîtrisée grâce à de nouvelles directions, notamment vers des moyennes entreprises exportatrices en Italie. La seule hausse de la valeur boursière est enregistrée par Deutsche Bank, mais cette augmentation de 20% ne signifie pas pour autant que la banque allemande est à l’abri de la crise même si cette dernière se veut rassurante sur son avenir.

Et les dividendes ?

Une autre question reste en suspens : quand les prochains dividendes seront-ils versés ? Leurs versements ont été suspendu au début de l’année 2020 afin de pouvoir affronter la crise sanitaire, mais ceux prévus en octobre auront-ils bien lieu ?

À ce sujet, la Banque centrale européenne ne souhaite pas se précipiter en rendant son avis au cours du mois de juillet. Selon Andrea Enria, président du conseil de surveillance de la Banque centrale européenne, la suspension du versement des dividendes sera prolongée si l’économie ne connaît pas une réelle reprise. De leur côté, les professionnels du secteur financer ne croient pas à un versement à la rentrée.

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